Métaux Stratégiques

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À propos

Les groupes de travail Global Links sont organisés tout au long de l’année en partenariat avec l’Assemblée Nationale et le Conseil Économique et Social (CESE).

Le groupe de travail dédié aux Métaux Stratégiques se compose d’une conférence parlementaire et de petits-déjeuners débats au Palais d’Iéna.

A l’occasion de ces réunions Global Links invite des experts, français et internationaux, afin d’échanger avec nos membres et invités dans l’intérêt de la filière.

Le prochain petit-déjeuner débat se tiendra début mars 2016 au CESE.

L’agenda pour cette année est :

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Gallium, germanium, antimoine, béryllium, fluorine, palladium… Ces noms sonnent comme ceux d’étranges territoires, et rares sont leurs utilisateurs à connaître leur existence. Pourtant, ces matières premières minérales sont indispensables à notre quotidien. Et sans elles, nos modes de vie toujours plus dépendants de produits sophistiqués seraient bouleversés.

Sans indium, pas d’écrans plats ; sans gallium, pas de téléphones mobiles ; pas de matériaux composites utilisés par l’aéronautique moderne sans antimoine ; pas d’ordinateurs portables sans tantale. D’innombrables technologies telles que les ailes d’avions, les semi-conducteurs, les pots catalytiques et les batteries électriques sont dépendantes de ces métaux qui confèrent des propriétés de légèreté, robustesse et conductivité exceptionnelles. Santé, défense, automobile, électronique, nanotechnologies, aérospatiale…

Ces matières premières sont devenues absolument indispensables à des pans entiers des économies occidentales – et en particulier de l’industrie française.  C’est pourquoi les géologues, les scientifiques et les autorités publiques les qualifient de matières premières stratégiques.

Or, les métaux stratégiques, souvent des sous-produits de minerais plus abondants (aluminium, cuivre, fer, nickel, plomb, zinc…), peuvent nécessiter des processus de transformation souvent lourds. Leur exploitation, dépendant de la géologie, est de plus concentrée dans des zones géographiques restreintes. Ainsi les États-Unis détiennent 60% des réserves de molybdène, indispensable pour la chaudronnerie des centrales nucléaires; le Brésil 90% du niobium, essentiel à la construction des pipelines; la Russie 60% du palladium (catalyse) ; et que dire de la Chine, qui détient 84% des ressources de tungstène (instruments de découpe, aciers spéciaux), 79% des dépôts de germanium (fibre optique, instruments de vision nocturne) et 97 % des terres rares (éoliennes de haute performance, électronique, écrans) du globe ?

Résultat : en 2014, la dépendance de l’Europe à ces métaux est identique à celle qui la lie au pétrole. Pourtant, les impacts sur notre croissance et nos emplois industriels restent trop souvent méconnus.

L’Union européenne et la France – qui ne produisent pas grand-chose de ce qu’elles consomment en termes de matières premières minérales stratégiques – peuvent-elles conditionner leur avenir économique à la seule main invisible des marchés ? Faut-il s’exposer à une dépendance sans cesse croissante par rapport à des matières premières que d’autres pays, notamment en Asie, considèrent comme des enjeux stratégiques ?

Consultez les actes de la conférence et visionnez l’intégralité des débats filmés en devenant membre, ou en remplissant le formulaire suivant:

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