Cairpol, l’air pur du Puy-de-Dôme  Mi-mars, l’agence Airparif, chargée de surveiller la qualité de l’air en Île-de-France, a tiré la sonnette d’alarme. Le taux de pollution aux particules fines avait atteint un seuil dangereux pour les populations fragiles. Cet épisode qui a frôlé l’hystérie a fait prendre conscience que la pollution de l’air n’était pas réservée aux mégalopoles des pays émergents, mais était désormais le lot commun de toutes les grandes métropoles.

Pour lutter efficacement contre cette pollution, il faut déjà se donner les moyens de la mesurer. C’est le cœur de l’activité de Cairpol. Cette PME basée dans le Puy-de-Dôme a développé des appareils capables de mesurer le niveau de ppb (partie par billion) indépendamment du niveau de concentration. Ces appareils permettent principalement de mesurer la qualité de l’air autour des sites à risques, comme les usines de traitement de déchets ou agroalimentaire, ou des zones sensibles comme les crèches ou les hôpitaux. Créée en 2006, la société est aujourd’hui le partenaire majeur de géants industriels à l’instar de Veolia.

Ce succès est d’abord le fruit d’une innovation efficace, récompensée par la médaille d’or du concours Lépine. Mais c’est également le résultat d’une long parcours pour identifier les marchés porteurs. Élaboré initialement pour les particuliers, les premiers appareils ont finalement trouvé leur marché au contact du monde industriel. C’est véritablement grâce aux industriels que l’activité de la société a décoller. Aujourd’hui Cairpol exporte son savoir-faire Inde, au Chili, en Corée ou encore au Brésil, et affiche un chiffre d’affaires de 700 000 euros.