Le 29 janvier 2015, l’association Global Links et AlumniPolimi ont organisé un groupe de travail à l’Assemblée Nationale (Salle Colbert) intitulé « L’Europe des Smart Grids, une approche franco-italienne ».

Parmi les quelques 120 participants, étaient notamment présents Arnaud Leroy, député et membre de la Commission du développement durable, Anne Houtman, Conseillère principale à la direction de l’Energie, Enrico Zio, Directeur de la chaire « Systems and the Energy Challenge », ECP-Supelec, de même que des industriels (HP, Solutions30), des opérateurs publics (RTE, ERDF), des universitaires français et italiens (Politecnico di Milano) ainsi que la société civile (Association UFC-Que-Choisir).

Arnaud Leroy et Anne Houtman ont tout d’abord rappelé l’importance de la loi de transition énergétique, du Plan Juncker et du Conseil Européen pour la croissance verte.

Une fois le contexte général posé, les débats se sont orientés sur la contribution aux objectifs énergétiques nationaux et européens des interconnexions électriques et des Smart Grids, en adoptant une optique franco-italienne.

La première session a porté sur la dynamique du couple franco-italien en matière de Super Grid. Les débats, modérés par Joël Spaes, journaliste et président de l’Association des journalistes de l’Énergie, se sont orientés sur la nécessité pour la législation française de s’adapter aux nouvelles logiques d’interconnexions, aux contraintes récentes de sécurité des approvisionnements et à la demande croissante en électricité. Les défis économiques et sociaux des grands projets d’interconnexion entre la France et l’Italie, tels que la ligne Savoie Piémont, ont également été débattus. Enfin, ont été évoquées l’importance d’une complémentarité entre approche locale et européenne, ainsi que celle des interactions entre opérateurs de transports.

La deuxième session a permis de passer en revue les apports des solutions dites « smart » à la transition énergétique et aux consommateurs. A cette table, modérée par Fabrice Nodé-Langlois, rédacteur en chef adjoint Economie au Figaro, les intervenants ont débattu du déploiement des 35 millions de compteurs Linky en France et des risques de confidentialité des données personnelles associés. L’expérience italienne en matière de compteurs intelligents a également été analysée, Enel ayant déployé cette technologie il y a plus de dix ans. Les intervenants se sont accordés sur la nécessité de faire du consommateur un acteur à part entière de ce projet.

Enrico Zio a conclu les débats en rappelant la nécessité de progresser vers une plus forte interopérabilité technologique, sociale et politique entre la France et l’Italie en matière de réseaux électriques intelligents, et de se préparer à gérer un « système de systèmes ».