Ce mois-ci ce sont bien entendu les sociétés les plus exposées aux marchés occidentaux qui ont le plus fortement rebondi, alors que le FMI a une nouvelle fois revue à la hausse ses prévisions de croissances pour les pays développés. Dans le secteur du transport, Renault a ainsi affiché une hausse de 5,1% de ses ventes au premier trimestre de l’année, en grande partie grâce à ses activités en Europe. Ses résultats en Russie, au Brésil ou encore en Turquie ont été sans surprise décevants.

Sur le secteur agricole, les troubles en Ukraine pourraient profiter aux pays européens. Huitième exportateur de blé, et quatrième de maïs, l’Ukraine pourrait avoir du mal à maintenir son rang l’année prochaine si les troubles continuent. Le recul de sa production profitera notamment aux exportateurs français, qui pourraient retrouver notamment les faveurs des pays du Maghreb.

Dans l’agroalimentaire en revanche, la situation reste préoccupante. L’Association nationale des industries alimentaires s’est risquée simplement à parler d’un « frémissement »_ de l’activité actuellement. Le secteur de la viande en particulier devrait continuer à souffrir. A noter que le poste de secrétaire d’Etat à l’Agroalimentaire occupé jusque là par Guillaume Garot a disparu du nouveau gouvernement, laissant Stéphane Le Foll seul aux commandes.

Autre secteur essentiel pour la France, l’énergie. L’évènement majeur du mois a été bien entendu l’intérêt porté par l’américain GE à la division Energie d’Alstom. Si les discussions continuent, les analystes présentent ce projet comme une tentative de concentration du secteur en perspectives de la concurrence des équipementiers asiatiques. Alstom fait figure de fleuron de l’énergie renouvelable notamment, et dans les turbines de centrales nucléaires, de barrages hydrauliques et d’éoliennes offshore en particulier.